Toute personne qui ne s’aperçoit pas doit être considérée comme une personne en grève. Depuis le temps que la fréquentation est un critère désuet pour l’argent culturel, bien sûr que s’absenter ou telle autre manifestation est une forme de pression avec les contre-effets toujours plus intéressants.
Généraliser et faire attention à ne pas tuer les contradictions, ce n’est pas question de faire pataphysique, c’est déjà beaucoup de faire sans Aristote.
Il est arrivé et, désormais, il arrive couramment de dire que c’est très bien pour dire que nous ne sommes pas d’accord, sans qu’il soit vraiment question d’ironie, parce qu’il n’y a certes pas la place mais de toute façon aucun intérêt à se formaliser, prendre des figures de style et tout ça.
Nous voudrons bien la déroute s’il faut garder nos insomnies et problèmes de voisinage en dehors des débats pour les plus fondamentalement que ça et même si très altiers à cause.
« Je ne suis pas venu, c’est parce que je suis comme toi .
« Tu ne veux rien savoir, c’est que nous sommes d’accord .
« On ne va pas s’en sortir, ils vont réussir à détester ça .
« Certes. Mais on pourrait dire aussi :
“L’incitateur crée des citations qui créent des ligatures” . »
À pas savoir de quoi on parle, on garde de toute affaire de personne. Pour n’arriver à rien de trop solide, méfier des pronoms réfléchis. Avec le temps de silence donné à la famille, les nôtres ont profité pour s’en galvaniser . Avec tout ce temps, à force, ils ont pu en douter. Tellement de temps a passé, ils ne savent plus quoi galvaniser, ce sont des usines à galva, voudraient inventer des énergies nouvelles, font du vélo post-historique, ne peuvent pas nous laisser tomber, n’arrêtent toujours pas de galvaniser nous même si nous ne sommes toujours pas perceptibles, nôtres parlent de nos mines silhouettes brosses à dents escaliers techniques d’arrosage contrats de travail traçabilités volontarisme appétit sexuel tellement il y a des choses l’appartenance source d’exercices à désinvestir inépuisable pas d’ordre requis.
Mais de là à leibnizer au détour aménagé de la déconfiture reconstituée…
très scrupuleux sur les questions de redistribution de l’argent culturel,
J’ai dit que j’avais fait un texte à ce sujet, qui s’appelait « le peuple des nôtres », j’ai donc senti qu’un texte hors de la conversation ne peut pas agir sinon à muscler le popotement de l’auteur, cela revient à leur avoir fait sentir qu’ils devront faire de l’exercice. J’ai alors bien conscience que le tort occasionné : ils peuvent être sûrs que le problème de voisinage aété traité n’importe comment, sous prétexte qu’il n’était pas digne des débats sur les fondements nouveaux de la société tellement pas si nouvelle si du point de vue du fond normal que toujours pareil.
Autrement dit, pour ressembler à telle autre, cette discussion a pu ne pas avoir lieu, nous en parlerons volontiers de sorte qu’elle a autrement pu avoir lieu, en parlons-nous de telle manière que ce n’est pas non plus pour ça que nous en parlons.
Devaient-ils croire que j’avais fait le texte parce que je préférais aller à la plage. C’est parce que chacun a sa définition de « préférer ». C’est donc l’occasion de dire que tout le monde ne peut pas la joie au même endroit et que le point de vue carrément existentiel sur la question est toujours trop pacifique pour dire tout le mal qu’ils me font chaque fois qu’il me la plage alors que mon texte.
Du point de vue du ministère de l’Intérieur et sans compter Dominique de Villepin, avant Nicolas Sarkozy, c’était Daniel Vaillant. « La Goutte d’Or. 4 Avril 2001. Performance : Un CRS “invisible” monte la garde devant l’Olympic café » (qui n’était pas encore un repère de slammers avec la dignité de ne même pas chercher à faire peur). Et Max Horde d’écrire à Monsieur le Ministre de l’Intérieur :
« Le 4 Avril 2001, je me suis amusé à faire le piquet au cœur de la Goutte d’Or, déguisé en CRS invisible. Les habitants du quartier ont bien rigolé. Ce n’était qu’un jeu abracadabrantesque. Chacun l’avait compris, sauf les CRS, qui ce jour là, ont mobilisé quatre minibus à la recherche du “CRS invisible”. Les grands enfants ! »
Prenons la discrétion pour une condamnation, mais encore. « Il y a quand même une grande part de timidité qui est heureuse parce que ça évite de piétiner les jardins secrets. » Voyez-vous qu’il était tentant et qu’il est ridicule de devoir se cacher. Il est évident et désastreux littéralement que le délateur soit égal au juste.
Dis donc « condamner à la discrétion c’est condamner à la dangerosité », comme dit aussi Gildas. Ça doit être un problème de socialisation. Voyez notre génération a atteint une si haute précision quand il s’agit de verbaliser les frustrations très en réseau les unes aux autres, CL3mos, au moment de profiter des droits restants, ça va se détester faire mêlée si peu d’hétérogénéité pour autant de force de caractères. Comme la réticence à la discothèque, la fascination pour l’ambiance policière de ces fêtes, ça ne peut quand même pas tout se dire comme cause de la pensée.
« Et ainsi nous aurons la lacération, l’aventure, l’éclat sans blesser le réel. Désormais que ces mots imbéciles qui ont été prononcés réveillent notre regard et que nous sachions distinguer la rumeur d’une foule debout dans le silence profond de toute chose. » ¤